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Société

Santé mentale au Japon : quand le système te laisse seul face au vide

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Salut c'est Pilou 👋

💔 Santé mentale au Japon : Quand le système te laisse seul face au vide 🏥💊

Je vous préviens d'emblée : le post du jour va être très sérieux.

C'est un mélange de coup de gueule et de sujets graves (dont je tairai certains détails qui ne m'appartiennent pas).

Mais ce qui s'est passé récemment m'a fait réaliser une chose terrifiante : à quel point tu es démuni et dramatiquement seul quand la vie ne te fait pas de cadeaux au Japon.

🚨 L'histoire de mon amie : "Désolé, votre détresse est 'fâcheuse'"

Récemment, j'ai dû emmener une amie en détresse psychologique extrême à l'hôpital en urgence pour éviter qu'elle ne commette l'irréparable.

J'ai réglé les frais, je l'ai raccompagnée chez elle, et j'ai pris régulièrement de ses nouvelles malgré mes obligations au boulot.

Le lendemain, se sentant toujours mal, elle retourne à l'hôpital pour demander à être surveillée. La réponse du personnel médical ?

"On ne peut pas vous prendre en charge pour ce genre de problème."

Et pour couronner le tout, ils qualifient sa situation de "fâcheuse" (soupir...) avant de lui demander, le plus normalement du monde : "Vous n'avez pas de la famille ou des amis chez qui aller ?".

Pardon ?! Faut quand même un sacré culot pour poser cette question à une personne étrangère ! Notre famille, on l'a laissée à 10 000 km d'ici.

Ce manque de tact est d'une cruauté sans nom (et croyez-moi, j'y ai eu droit aussi à plusieurs reprises).

Résultat ? Ils l'ont renvoyée chez elle, seule avec sa détresse, sans lever le moindre petit doigt.

Heureusement, rien de grave n'est arrivé et sa famille a pu faire le déplacement pour la prendre en charge. Mais le constat est là : en cas d'urgence psychologique, le système te tourne le dos. 😶‍🌫️

🩺 Mon burn-out : "Mental Clinic" ou l'usine à pilules ?

Cette histoire fait malheureusement écho à ce que j'ai vécu moi-même. Dans mon ancien travail, la culture d'entreprise archaïque m'a poussé aux portes du burn-out à deux reprises.

Le burn-out, ça ne te tombe pas dessus d'un coup. Ça s'installe gentiment : d'abord des troubles du sommeil, puis la perte d'appétit, des douleurs articulaires, et enfin des maux de tête et des vertiges violents.

Quand le corps dit stop, je décide d'aller consulter dans une "Mental Clinic".

L'infirmière note mes symptômes. Je rencontre le médecin, prêt à expliquer ce qui me détruit au quotidien. Sa réaction ? Il me prescrit immédiatement des médocs sans même écouter mon histoire.

J'ai eu beau lui expliquer que j'avais besoin d'un professionnel à qui parler plutôt que de substances chimiques, il a insisté pour les pilules et m'a collé un arrêt maladie d'un mois.

Au Japon, la psychiatrie moderne et l'accompagnement psychologique ont un retard monumental : on préfère étouffer le problème sous des molécules plutôt que de traiter la cause. 💊🤐

🙈 "C'est pas mes affaires" : Le tabou du travail et de la société

Quand je suis revenu au boulot après mon arrêt, l'accueil a été fascinant : silence radio.

Ni la direction, ni la majorité de mes collègues n'ont pris de mes nouvelles. À mon retour, personne ne m'a demandé ce qui s'était passé.

Au Japon, la règle d'or consiste à ne jamais se mêler des affaires des autres. La gestion des problèmes personnels est déléguée à 100 % au cercle familial (ce qui explique la question absurde de l'hôpital à mon amie, ou la gestion catastrophique des divorces et des gardes d'enfants).

Quand tout va bien, le Japon est paisible, doux et ultra-agréable. Mais quand tu tombes, tu réalises très vite que le filet de sécurité est troué.

Et sur ce point, étrangers et Japonais sont traités avec la même indifférence (avec un léger désavantage supplémentaire pour les femmes, mais bon, c'est un "détail", n'est-ce pas ? 🙄).

🤝 Normalisons la santé mentale

Aujourd'hui, j'en parle librement avec mes amis et je n'ai plus aucun problème à aborder ce sujet, même si je sais que ma famille aura des questions.

J'en ferai sûrement une vidéo YouTube complète, car le sujet mérite plus qu'un post.

Mais je terminerai sur ceci : il n'y a AUCUNE honte à voir un psy quand on va mal.

Se moquer de quelqu'un qui consulte pour sa santé mentale, c'est aussi débile que de se moquer de quelqu'un qui va à l'hôpital pour une fracture ou à la salle de sport pour entretenir son corps.

La personne est exactement là où elle doit être pour prendre soin d'elle.

Prenez soin de vous et de vos proches. ❤️

Ça t’a fait quoi ?

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